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LE FILS DE NEANDERTAL au FIFIGROT 2017

LE FILS DE NEANDERTAL au FIFIGROT  2017

PROJECTION le jeudi 21  septembre 2017 à 18h30

au Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse

PROGRAMME du FIFIGROT (cliquez)

Séance suivie d’un débat avec le réalisateur, l’archéologue du CNRS Nicolas TEYSSANDIER et Yves LE PESTIPON, comédien et directeur de l’Académie des Sciences et des Lettres de Toulouse.

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Le samedi 1 avril 2017 à 20h45, le film LE FILS DE NEANDERTAL à rassembler 1,5 millions de télespectateurs sur ARTE (France, Allemagne et Belgique).
Les téléspectateurs découvraient une sépulture archéologique extraordinaire, qui permettait d’établir la preuve absolue d’une rencontre amoureuse entre un homme de Néandertal et une femme Homo sapiens.
La science la plus récente était convoquée. Des archéologues intervenaient. Des idées intéressantes étaient proposées à travers des interventions de spécialistes, des actions, des présentations de découvertes…
Beaucoup de personnes disent avoir été enchantés. Ils ont cru ce qui leur était dit, presque jusqu’à la fin de ce « documenteur », qui rétablit la vérité dans ses dernières minutes : c’était une fiction…
Au delà du canular, il s’agissait de faire réfléchir sur de vraies découvertes récentes, sur notre relation à nos origines, mais aussi sur notre acceptation souvent trop fascinée d’apparentes « vérités » quand elles sont présentées avec des outils efficaces de communication.
Ce Documenteur suscite quelques débats dans le monde scientifique…
Le quotidien belge LE SOIR s’insurgeait :
Les scientifiques peuvent-ils mentir impunément?
Un faux documentaire d’Arte sur l’origine de l’homme fâche les piégés. Et inquiète sur la future crédibilité de la science. Peut-on rire de tout, au prix de rompre le contrat moral avec le citoyen ?
Nicolas Teyssandier (archéologue et auteur du film) répond : … Au final, à la question « le documenteur trompe-il le téléspectateur en effaçant la limite entre le savoir et les spéculations voire les «farfeluteries», ma réponse sera brechtienne: elle renverra à la distanciation volontaire que nous avons prise dans «Le fils de Néandertal» vis à vis du sujet traité et à l’appareil critique que nous avons développé dans et autour du film, signifiant clairement à notre public qu’il s’agit bien là d’un film de fiction et non d’un documentaire. Et elle assumera aussi que les scientifiques doivent parfois se moquer un peu d’eux-mêmes pour mieux apprécier les attentes que nous avons de la science…